LE CRAT

Centre de Renseignements sur les Agents Tératogènes

BILAN DE L'ACTIVITE DE CONSEIL EN 2003

Volume d’appels

Au cours de l’année 2003, 1117 appels ont été enregistrés.

Les patientes étant exposées en moyenne à 2.3 médicaments, le volume s’élève à 2570 réponses pour cette même année. Ce chiffre est stable par rapport à l’année précédente malgré le préjudice sensible qu’a entraîné le déménagement du CRAT de l’Hôpital Saint-Antoine à l’Hôpital Armand Trousseau en mars 2003, puisque 2 numéros d’appels téléphoniques sur les 3 disponibles dans les anciens locaux n’ont pu être transférés dans les nouveaux.

Il s’agit, dans la grande majorité, de dossiers prospectifs (81%) c’est-à-dire de questions posées pour des patientes en cours de grossesse. Les dossiers préventifs, question posée avant la grossesse ou avant de traiter une femme enceinte, représentent 15% des demandes et les dossiers rétrospectifs, question posée lorsque l’issue de la grossesse est déjà connue ne représentent que 3% des appels.

Cette répartition des différents types d’appel est sensiblement constante au cours des ans. Elle traduit une préoccupation importante du corps médical pour l’évaluation des risques pour des grossesses exposées par mégarde à des produits, dans le but de décider, avec l’aide d’un organisme compétent, si la grossesse peut être poursuivie ou non, et dans quelles conditions.

Mode d’accès au CRAT

Comme les années précédentes, le CRAT est essentiellement contacté par téléphone (90%), le courrier et les consultations ne représentant qu’un effectif faible (10%).

Professionnels de santé concernés : une audience nationale chez les médecins

Les médecins représentent toujours la grande majorité des demandeurs (97,7%) et en particulier les gynécologues et obstétriciens (80% des médecins). Viennent loin derrière les pharmaciens (0,6%), les sages-femmes (1,1%) et les professions paramédicales (0,6%).

Cette répartition est sensiblement stable au cours du temps. Elle traduit l’intérêt que nos services suscitent auprès d’un public médical diversifié (20% de non gynéco-obstétriciens) sensibilisé aux problèmes de tératogenèse et de fœtotoxicité à l’égal des gynéco-obstétriciens.

Par ailleurs, pour l’année 2003, le rapport entre médecins installés en ville (58%) et médecins hospitaliers (36%) est stable, ainsi que la répartition géographique, égalité entre Paris-Grande Couronne (48%) et la Province (52%). En revanche, les questions de centres de pharmacovigilance ont augmenté (7%) en 2003.

Nature des demandes et motifs d’appel

Comme au cours des années précédentes, les médicaments représentent la grande majorité des appels (88%). Viennent ensuite les radiations (6%), les vaccinations (2%), puis les substances toxiques : alcool, toxicomanie (4%).

Il faut noter que les psychotropes (25% des appels) devancent incontestablement les autres classes pharmacothérapeutiques pour lesquelles le CRAT est sollicité.

Le CRAT est essentiellement appelé pour répondre à des cas cliniques (98%), les demandes de bibliographies ou autres sont minoritaires. L’intérêt du CRAT est donc manifeste dans la pratique clinique courante par l’aide concrète qu’il apporte à des cliniciens de terrain confrontés à des situations difficiles.

L’écrasante majorité des questions concerne des expositions maternelles, avec tout de même 1% des appels pour des pères (ou futurs pères) exposés. Cette activité, bien qu’assez modeste, trouve tout à fait sa place dans cette structure par l’orientation en médecine de la reproduction (et en particulier en stérilité masculine) du service dans lequel il est implanté.

Les contextes maternels

Le « profil maternel moyen » des patientes en 2003 est le suivant : femmes de 32 ans, ayant reçu en moyenne 2,3 médicaments, essentiellement au cours du 1er trimestre, en ambulatoire et sur prescription.

Il est bien entendu logique de retrouver au sein de cette population des pathologies aigues expliquant les prises médicamenteuses qui ont justifié l’appel au CRAT. Cependant, il est tout à fait intéressant de remarquer que la population de femmes souffrant de pathologies chroniques est très élevée : 37%, avec en particulier 25% de pathologies psychiatriques.

Ecrivez-nous : elisabeth.elefant@trs.aphp.fr

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màj le 14/12/04